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La presse en parle ! Côte d’Ivoire – politique – Interviews

WWW.DIRECTABIDJAN.COM Interview du Dr Martial Ahipeaud – 6 février 2009  AHIPEAUD Martial, Président de l’UDL “L’Afrique est fatiguée de voir les hommes aux petits pieds et de gros ventres” 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/martial%2Bahipeaud/video/x8a14g_ahipeaud-martial-1_news http://www.dailymotion.com/relevance/search/martial%2Bahipeaud/video/x8a1xr_ahipeaud-martial-2_news  http://www.dailymotion.com/relevance/search/martial%2Bahipeaud/video/x8a3pr_ahipeaud-martial-3_news http://www.dailymotion.com/relevance/search/martial%2Bahipeaud/video/x8a53c_ahipeaud-martial-4_news 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/mARTIAL%2Bahipeaud/video/x8a7dd_ahipeaud-martial-5_news 

www.connectionivoirienne.net – Interview du Dr Martial Ahipeau – 3ème partie le 5 février 2009 

http://www.connectionivoirienne.net/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=5351&cntnt01returnid=15 

Interview Exclusive: Dr Joseph Martial Ahipeaud Président de l’UDL á cœur ouvert ! 3e partie 

05/02/09   •   le Journal de Connection   •   Catégorie : Le Journal de Connection Ivoirienne 

Par Gbansé Douadé Alexis -Rédacteur en chef du Journal de Connectionivoirienne.net  Pour lire les deux premières parties de l’interview suivez les liens ci-dessous: 

Première partie Deuxième partie 

3A TELESUD – Interview en direct du Dr Martial Ahipeaud – 14 janvier 2009 La chaîne de télévision 3A Télésud reçoit le Dr Martial AHIPEAUD, Président de l’Union pour le Développement et les Libertés, ce mercredi 14 janvier 2009 à 19h (heure de Paris) en direct. 

www.jeuneafrique.com – Côte d’Ivoire – Politique – Interview Dr Martial Ahipeaud – 11 février 2009

PODCAST Martial Ahipeaud parle de la FESCI

Propos du Dr Martial Ahipeaud recueillis à Paris en janvier 2009

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Le sens de notre lutte : Bonne et Heureuse Année Ivoirois, Ivoiroises et à tous ceux qui aiment l’Afrique!

Dans un pays où une femme enceinte accouche un serpent à la place des jumeaux qu’elle attendait, ou encore un enfant est né sans ses yeux, et enfin, des étudiantes se prostituent dans les bars de Biétry à 5000 F Cfa ( 8€) la passe, il n’y a plus rien qui puisse choquer. Mais, pour cette fin d’année, je vais vous faire des vœux, Ivoirois, Ivoiroises et tous ceux qui aiment l’Afrique.

Je suis arrivé depuis quelques jours à Londres où vivent ma femme et mes enfants. Ma dernière accepte un peu difficilement ma longue absence, puisque je suis depuis cette année enseignant à l’université de Bouaké. L’aîné est sur sa PlayStation 3 en pleine démonstration de la réalité de la mondialisation par la révolution technologique. Il passe le clair de ses vacances à jouer avec ses amis et d’autres jeunes sur le net à travers le monde par le biais de leur produit Sony via l’accès internet sans fil. Visiblement, il est dans son monde comme tous les enfants ici qui sont accoutumés à la révolution du virtuel.

Dans la journée, je me perds dans mes pensées et mon épouse me ramène sur terre en me demandant à quoi je pense. Mais est-ce que j’ai vraiment le courage de lui dire ce à quoi je pensais ? Justement, mes pensées allaient directement vers la question fondamentale de ce qui justifiait mon départ sur Abidjan et mon absence prolongée loin de ma famille. Pourquoi, diplômé SOAS, je me retrouvais en plein drame scientifique à l’université de Bouaké ? Car à Bouaké, les enseignants font grève parce qu’ils n’ont pas encore reçu leurs primes de correction de l’année 2006-2007, alors qu’ils sont en train de finir (en décembre 2008), l’année scolaire 2007-2008. Voilà où je me retrouve avec, en plus, des devoirs d’étudiants qui ont failli me donner une dépression en raison de leur bas niveau.

En fait, avec mon arrivée sur place à Abidjan, j’ai pu entrer en contact avec la réalité de mon pays. Certainement que j’exagérais lorsque je croyais que la situation était grave. Aujourd’hui, je crois que j’étais même très optimiste puisque le pays risque de ne plus exister dans quelques années. Voilà où nous en sommes après dix années de lutte pour la démocratie et le développement ! Car il ne faut point se tromper. Tout est à l’envers dans le pays. Les valeurs existantes ont pour nom : course folle à l’argent, dévergondage sexuel immonde généralement admis comme norme, corruption généralisée, destruction des acquis, démolition à grande vitesse des infrastructures, société de connivence et de pillage, bref, mort lente de toute une nation.

Je ne sais pas si Dieu a voulu que je sois sur place pour comprendre ce qui se passe. Mais, maintenant que je suis revenu pour les vacances à Londres, je suis en pleine crise psychologique. Comment tout cela arrive et que rien ne peut empêcher cette chute pourtant annoncée et connue de tous ? Vers quoi allons-nous ? Comment pourra-t-on rattraper le retard que nous accumulons ? Qu’est-ce que nous retrouverons comme pays dans les trois ou cinq années à venir ? Peut-on encore se payer le luxe de report sine die des élections ? Les élections sont-elles vraiment la solution si solution il existe encore ?

Comme si tout cela ne suffisait pas, Ouaga 4 nous annonce clairement que les élections se tiendront dans deux ans alors que le facilitateur lui-même disait qu’Avril 2009 était la date fétiche. Pourquoi puis-je affirmer que 2010 est la date fixée finalement pas Ouaga 4 ? Tout simplement parce que selon les conclusions rapportées par la presse proche du dossier, les forces armées nationales seront parachevées dans leur mouture finale par le président élu un mois après son élection et cela dans un processus qui devra durer au plus deux ans. En d’autres termes, la nouvelle armée sera finalisée par le nouveau président alors que personne en dehors de Gbagbo n’est associé à cet accord.

Et si ce dernier n’était pas élu ? Quel président pourra diriger un pays avec une telle armée ? Une telle armée pourra-t-elle assurer la paix et la sécurité demain dans un pays sans le consentement de l’ensemble desIivoiriens ?

On nous appelle vraiment Ivoiriens à dessein. Pour imiter le maître de la parole, je dirai qu’il faut scinder le mot en trois parties : ‘‘I’’ pour dire que les gens qui ont la gestion du pays pensent d’abord à leurs personnes. I en anglais, c’est MOI et si nous voulions traduire en chiffre, ce serait 1. Donc, à tout point de vue EGOCENTRISME. Ensuite, nous voyons ‘‘VOI’’, c’est-à-dire, la vision, la voie à suivre, les perspectives. Cependant, le ‘‘RIEN’’ annule complètement le concept précédent. En d’autres termes, IVOIRIEN= Egoïste qui n’a aucune vision, aucune perspective, bref, un véritable ignare.

Est-ce pour cela que, ce pour quoi nous avons fait la rupture avec le parti unique, a donné un tel désastre ? Pourquoi dit-on que c’est le pouvoir qui change l’homme alors que l’homme devrait changer le pouvoir ? Si c’est pour faire les mêmes choses, pourquoi alors s’emmerder ou alors se mettre un doigt dans l’œil en prétendant que nous luttons pour notre peuple ? N’est-il pas mieux dans ces conditions de rester dans nos conditions actuelles en cherchant à les améliorer ? Pourquoi accepterai-je de faire souffrir ma famille pour reproduire les mêmes pourritures ? Pourquoi devrais-je risquer les frappes nocturnes des escadrons de la mort? L’esprit d’Hérode règne sur la nation. Que peut faire un pauvre enseignant comme moi ?

Si je ne connais pas les réponses à toutes ces questions, je sais au moins une seule chose : c’est que je ne suis pas un IVOIRIEN mais un IVOIROIS. Oui, Ivoirois car j’ai eu une vision royale pour mon pays et je l’ai partagée avec toute une génération. Je pouvais me tromper. Mais je ne crois pas que ces millions de jeunes et de vieux qui ont cru en notre lutte se soient tous trompés. Sauf s’ils ont cru que nous avions la même vision. Moi, en tout cas, ma vision, c’est de voir un jour les enfants de mon pays être capable de participer à la mondialisation, non pas comme des victimes, mais bien comme des acteurs. Je sais que ma vision, hier comme aujourd’hui, reste de pouvoir être libre dans mon pays ou alors de gagner décemment ma vie par le travail honnête. Je ne crois pas que ma fierté sera de me pavaner sur des routes à trous de la mort dans quelques 4X4 rutilantes. Je ne crois pas non plus que mon rêve est de me voir seul triomphant dans ma famille. Bien au contraire, j’ai participé à l’éclosion de milliers de fleurs même si certaines nous ont piquées, elles restent des fleurs qui ont besoin d’entretien.

Je ne crois pas avoir tué le génie de chacun pour mon triomphe égoïste. Si mon diagnostique est vrai, je crois avoir été seulement un chef d’orchestre qui a permis à toute une génération de prendre ses responsabilités historiques. Ma victoire a été celle de toute une élite et non pas celle d’un génie que je serais.

C’est pour cela que je crois qu’il est juste, une fois de plus, de prendre ce risque pour mener le même combat. Mon épouse reste mon soutien, ma génération mon inspiration et Dieu ma bannière. Avec Dieu, nous ferons le miracle du changement de notre propre histoire. Et ça, c’est aussi le sens de notre lutte : espérer par la foi, agir par la raison, triompher par l’audace, et cela, ensemble, ici et maintenant. Que l’année 2009 soit celle de la fin du cycle du tourbillon.

Dieu vous bénisse !

Martial Joseph AHIPEAUD

President de L’Union pour le Développement et les Libertés – U.D.L.

Il y a de l’espoir dans le désespoir actuel

08-05-2008

Dr Martial Ahipeaud in Le Patriote par DRLe Dr Martial Joseph Ahipeaud, président de l’Union pour le Développement et les Libertés était face à la presse le Jeudi 8 mai 2008. Son message aux Ivoiriennes, aux Ivoiriens et à tous les habitants de la Côte d’Ivoire: Il y a de l’espoir dans le désespoir actuel.

Les premières manifestations de la faim de fin mars 2008 ont permis d’exposer clairement les tares du système politique ivoirien notamment les conséquences du racket généralisé et de la corruption cancérigène. Malgré l’intention du pouvoir de vouloir distraire le peuple en se focalisant sur les causes externes, il nous parait utile de dire que les causes internes sont plus importantes. Hier, c’était le complot communiste international. Aujourd’hui, c’est l’inflation qui explique tout en Côte d’Ivoire. Or il aurait été plus simple de dire aux Ivoiriens que la corruption a atteint ses limites et que nous sommes maintenant obligés d’y mettre un terme au risque de voir imploser notre pays. En clair, la corruption est la cause première de la cherté de la vie dans notre pays. Chercher ailleurs les causes de la cherté de la vie est tout simplement une manœuvre dilatoire ayant pour but de masquer avec la main les crimes du système. Nous sommes au bout du rouleau et nous devons faire un choix entre changer la direction politique et espérer ou la garder et précipiter la chute de la nation.

Car la crise que nous vivons est avant tout politique parce qu’elle est une crise de choix de société. Depuis 1978, on biaise avec elle en cherchant des solutions inefficaces parce que le diagnostique fait est faux. Oui, il faut, au plan politique, la démocratie : ni à l’ivoirienne, ni apaisée, encore moins patriotique ou rebelle. Au plan économique, il faut résoudre les blocages structurels, c’est-à-dire, les limites de l’économie de plantation, l’industrialisation superficielle, le manque de compétitivité et la gestion irrationnelle de l Etat et des entreprises. Au plan social, il faut résorber le chômage endémique puisque dès 1980, le taux de création d’emploi était quatre fois inférieur à celui de la demande. Au plan moral, il faut donner une direction claire, produire des modèles et façonner une nouvelle société fondée sur des valeurs comme l’intégrité, la justice sociale et le travail. Il faut bannir les raccourcis de la richesse facile par tous les moyens. L’argent sale tue la Côte d’Ivoire. La crise des déchets toxiques est un avertissement à prendre au sérieux pour entreprendre les tâches de la renaissance de notre pays.

La renaissance de cette nation ne veut pas dire faire le procès d’une équipe ou d’une génération. C’est bâtir un pont entre les générations pour construire une nouvelle destinée à notre pays. C’est aussi profiter de la crise de la vie chère pour relancer notre agriculture vivrière, restructurer notre agriculture industrielle et détruire les barrières à la libre circulation des personnes et des biens. C’est donc en définitive, résoudre la crise actuelle par des élections justes, transparentes qui aboutiront à la mise en place d’un pouvoir légal jouissant d’une légitimité absolue. Car à l’UDL, nous estimons qu’un pouvoir sans légitimité ne peut pas être un pouvoir ayant de l’autorité. C’est pour cela que nous appelons tous au Bon Ton savoir garder et les mots assassins savoir éviter. Au total, voilà nos propositions concrètes.

D’abord, nous appelons au rassemblement de l’ensemble des forces non représentées dans le gouvernement issu des accords de Marcoussis pour former le bloc de la troisième voie. Ce bloc deviendra l’opposition non gouvernementale et travaillera à faire aboutir toutes ses revendications. Par ailleurs, après adoption de notre plateforme commune, nous mettrons en place une tactique électorale qui devra nous permettre d’être présent aux élections présidentielles, législatives et locales.

En direction de l’opposition gouvernementale, nous appelons à une concertation rapide pour qu’ensemble, nous mettions en place une dynamique commune qui nous permettra de faire tenir leurs engagements au Président et au Premier Ministre d’organiser les élections le 30 novembre 2008. Car pour nous à l’UDL, il n’y a jamais deux sans trois et depuis octobre 2005, le peuple ivoirien, les opérateurs économiques et toute la communauté internationale attendent que les belligérants quittent la logique du louvoiement pour organiser les élections. Nous le disons tout net : nous ne leur faisons aucunement confiance en la matière. Cependant, nous espérons être pris en flagrant délit de mensonge si au soir du 30 Août 2008, conformément au code électoral qui impose un délai de trois mois pour la publication des listes électorales, la CEI et la SAGEM nous font mentir en les publiant.

Enfin, au plan économique, nous proposons un plan d’urgence contre la vie chère qui sera articulé autour de la suppression totale des barrages routiers et le lancement de l’opération autosuffisance rizicole. La première mesure impose donc la fin de la partition du pays par le désarmement effectif et immédiat. La deuxième mesure verra la mobilisation de 100000 jeunes qui devraient bénéficier de 3ha chacun pour la culture de riz, principale denrée alimentaire nationale. De ce fait, avec les autres mesures fiscales, on réussira à imposer une dynamique à la baisse de l’inflation actuelle tout en économisant les 200 milliards annuels que coûtent les importations de riz.

C’est dans un tel contexte de paix sociale et de sérénité que les élections doivent être organisées. A ce titre, nous proposons que les présidentielles et les législatives soient combinées pour combattre les fraudes potentielles, la pléthore des candidatures et enfin économiser le peu d’argent que nous aurons réussi à quémander à la communauté internationale. L’UDL souhaite que ces mesures permettent au pays d’avoir un gouvernement et une assemblée nationale qui lui donneront de l’espoir.

Car, dans la situation actuelle de désespoir, il y a bien de l’espoir parce que l’inflation mondiale, due à la hausse de la consommation chinoise et indienne ainsi que celle des nouveaux marchés émergents, a aussi des effets positifs sur la demande mondiale en produits tropicaux. Cette demande poussera sous peu les prix des matières premières à la hausse. C’est pour cela que notre pays, premier producteur mondial de nombre de ces denrées, ne doit pas être distrait par les seigneurs de la guerre et doit trouver en lui-même les ressorts pour en finir avec la situation actuelle. Le désarmement est une exigence de l’intérêt stratégique de la nation. Le refuser est donc antinational. C’est refuser la route du retour à la prospérité. C’est pire qu’une abomination. Et ce, d’autant plus que le chômage et la faim ne feront que prendre leurs quartiers dans tout le pays. Et cela, il faut le refuser.

Lorsque notre coalition gagnera les élections, nous proposerons trois mesures immédiates et non exclusives de notre programme de gouvernement :

Nous proposerons la modification de la constitution pour y enlever toutes les germes de l’instabilité structurelle de la nation. Notre projet proposera un régime parlementaire pour tuer le présidentialisme africain, source de dictature ou essence de la monarchie présidentielle et clanique que sont nos systèmes politiques.

Deuxièmement, nous allons céder 20% du PIB aux régions pour qu’elles deviennent de véritables centres de développement économique local. Nous créeront 12 régions qui seront aider dans leur développement par d’une part la Banque de Régions, l’Agence de recherche et de Développement économique régionale et d’autre part, par le Fond d’Investissement pour l’Infrastructure (F2I). Ce fond va centraliser tous nos revenus issus des exportations et financera exclusivement l’infrastructure routière, sanitaire, éducative et télé communicationnelle, priorités stratégiques de la nation. De cet investissement, nous pensons créer des milliers d’emplois dont les bénéficiaires seront les jeunes en quête de premier emploi. Mieux, la gestion rationnelle et rigoureuse des fonds et services étatiques fera de notre pays un modèle en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption endémique.

Dans les trois ans de notre prise du pouvoir, nous allons supprimer les barrages sur les routes et les remplacer par une taxe de circulation routière dans les villes et entre les régions. Cette taxe permettra la création du Fond d’Entretien Routier (FER). Le FER financera la réfection de toutes les routes urbaines et interrégionales. Il nous permettra de faire rentrer dans les caisses de l’Etat les dizaines de milliards qui disparaissent dans les poches de personnes privées. Nous préférons en tout cas que nos routes soient praticables pour tous en lieu et place de rouler dans des 4×4 qui coûtent chers et accroissent le déficit de notre balance commerciale. Ce plan n’a rien à voir avec notre nouvelle politique de sécurité nationale.

En troisième lieu, nous allons mettre en place la Commission pour l’Ethique Publique (CEP) qui aura pour mission essentielle de faire le point sur les détournements et autres transgressions morales et sévir les contrevenants. Une loi spéciale sera proposée au parlement pour règlementer les rapports entre élèves/étudiants et enseignants pour prévenir la déchéance morale de la nation. Car il faut mettre un terme aux dérives morales à l’école pour prétendre reconstruire la nation.

Ces trois réformes stratégiques ne peuvent se faire que par des hommes et des femmes de convictions, moralement irréprochables et ayant fait la preuve de leur nationalisme. Ces hommes intègres, travailleurs et patriotes, seuls capables de sortir notre pays de cette crise politique, économique, sociale et morale, doivent se mobiliser pour redonner une autre chance à ce peuple. Nous faisons confiance au peuple ivoirien pour bien les identifier. Nous lui faisons aussi confiance pour ne point céder aux sons des sirènes du tribalisme et de la médisance pour ne regarder que ce futur prospère que nous lui proposons et faire ainsi son choix d’un autre avenir. Ce choix, c’est celui de la paix contre la guerre, l’espérance contre le désespoir, la prospérité potentielle contre la faillite garantie, la démocratie contre la barbarie. Voilà pourquoi, tout en disant qu’ensemble nous devons oser, l’UDL affirme aujourd’hui au peuple de Côte d’Ivoire qu’il y a de l’espoir dans le désespoir actuel. A lui de choisir l’espoir et d’assumer sa nouvelle histoire.

Abidjan le 8 Mai 2008

Dr Martial Joseph AHIPEAUD

Président de l’UDL

Côte d’Ivoire : Affaire les Nouveaux Riches : Gbagbo doit-il être blâmé ?

Abidjan, rue du commerce, Plateau. Devant un kiosque à journaux, les badauds rassemblés lisent les titres des journaux. Comme chaque matin, chacun passe devant le kiosque et, en lisant les unes des journaux, a une idée hautement précise de l’actualité. Ce jour du 24 Janvier 2008, la une des journaux était dominée par les propos du Président Gbagbo sur la fameuse question des nouveaux riches, principalement la folie des grandeurs et l’insolence des refondateurs devenus subitement fortunés après leur prise du pouvoir en 2000. C’est la pensée exprimée à haute voix par l’un des titrologues[1]  qui va déclencher une conversation très animée. Cissé, chauffeur d’un patron de la refondation, assistait à l’empoignade entre Sery Digbeu et Yao Kouakou, deux ex-employés de la défunte Air Afrique, aujourd’hui chômeurs mais  qui passent leur temps à traîner à la rue du commerce pour se remémorer les souvenirs de la glorieuse époque.[2]

Yao Kouakou (YK) : Ah çà là vraiment Gbagbo aussi ! Comment il peut dire des conneries[3] pareilles ?

Sery Digbeu (SD) : Gbagbo a dit quoi encore matin là ? Vous êtes là, vous traînez au Plateau pour raconter des bêtises sans lire les articles de journaux. Espèce de titrologues!

YK : Eh mon frère !

SD : Ne m’appelle pas ton frère. Comment tu peux critiquer sans fondement le Président Gbagbo et tu m’appelles ton frère ? Non ! Aujourd’hui seulement je ne suis pas d’accord avec tes propos Kouakou.

YK : Ah Sery toi aussi ! A cause de petit commentaire que j’ai fait tu soulèves gbangban[4] ? Comment vous qui étiez les premiers à nous critiquer, vous ne voulez même pas qu’on vous critique ? C’est quelle affaire de faux démocrates ça là !

SD : Eh Kouakou, ne va même pas là-bas! Ce que Gbagbo a dit c’est quoi ? Tu as lu le journal ? Non ! Mais tu parles beaucoup ce matin comme ça.

YK : Sery, est-ce qu’on a besoin de lire les journaux pour voir ce qui se passe dans le pays ? Demande à Cissé qui est là. Lui-même te dit les choses tous les jours ici. Est-ce que tu parles ? Quand l’autre jour il a dit que son patron lui a remis cinq millions pour une petite étudiante qui est sa maîtresse alors que lui-même qui le conduit partout il n’a jamais mis les pieds chez lui, encore moins lui donner quelque chose pour sa femme ou ses enfants, est-ce que tu as parlé ? Non ! Mon frère ! Tu sais que ce que je dis est la vérité. Ou bien c’est la honte qui te fait entrer en transe ? Je parle pian et tu sais tu ne peux rien me faire. Voilà j’ai dit pour moi. Répond maintenant ?

SD : Eh Kouakou , l’aigreur te fait délirer. Ce n’est pas la faute à Gbagbo si Bédié était soûlé le 23 Décembre et a ainsi permis à une simple grogne des soldats de se transformer en coup d’état. Nous ça fait un million de coup d’état que les gens ont essayé et ils ont échoué parce que Gbagbo la oh, c’est garçon. Sinon ce qu’il a dit est que vous aussi, quand Houphouët a pris le pouvoir, vous avez bénéficié du système et vous aussi vous avez construit des villas. On se rappelle des Jaguar et autre avion privé d’un ministre de l’époque. Lui son père était-il milliardaire ? Gbagbo au moins, il parle de ses amis qui l’ont aidé dans la lutte. Il est reconnaissant. Cissé, raconte-lui ce que tu as entendu l’autre jour dans la voiture de ton patron. Raconte kê !

Cissé : Eh les gars, votre affaire ne me mettez pas dedans. Je suis un pauvre chauffeur et je ne veux pas qu’on me mêle à des affaires trop politiques. Je veux nourrir ma femme et  mes enfants. Demain, c’est vous comme ça qui allez me critiquer pour dire qu’il avait un bon boulot avec un DG qui le payait bien et à cause de sa bouche qui ne se ferme pas il a été renvoyé. Et c’est vous qui allez me donner un nouveau travail ? Laissez-moi à côté petit !

SD : Non Cissé, je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas toi qui m’a dit que l’autre jour dans la voiture de ton patron il avait un autre ami qui disait que le Président les avait convoqué pour se plaindre de ce que le peuple murmure contre les refondateurs. Et qu’est-ce qu’ils lui ont dit ? Que le peuple murmure, on le sait. Mais nous on a un appareil à gérer et nous devons assurer sa survie quand lui ne sera plus au pouvoir en devenant des hommes puissants financièrement. Ce ne sont pas les murmures qui nous trouveront demain l’argent pour financer le parti. Est-ce que le Président se rappelle que nous avons cotisé tous nos derniers pennies pour financer le parti ? Où était le peuple qui murmure aujourd’hui ? Les gens du PDCI murmurent mais eux ils n’ont pas fait le point des cotisations du peuple au niveau du parti. Eux au moins ils ont eu la cotisation de tous les Ivoiriens. Nous avons eu celles de nos militants uniquement. Et encore que là il faut relativiser. Voilà la vérité. On n’a pas d’état d’âme à avoir car dans ce pays tout le monde a pillé et personne n’a été inquiété. On ne sera pas les premiers parce qu’on n’a pas été les premiers.

YK : Ah bon ! C’est ce qu’ils disent ? Pourquoi alors ils ont critiqué le PDCI pour faire comme eux ?

Jean-Luc : C’est certainement parce qu’ils sont de la même racine : tous des Houphouëtistes, de gauche comme de droite doublés d’enfants gâtés du système colonial  et du début des indépendances. Ils n’ont jamais fait d’effort. Ils ont tout eu et attendent tout de la nation et du peuple comme depuis toujours. Nous les jeunes, ce n’est pas la même chose. Nous avons souffert et nous continuons de souffrir de leurs manquements graves à l’éthique morale et politique. C’est ce qui est la vérité !

SD : Eh petit, qui t’a branché ? Espèce de fesciste[5] rebelle ! Ce qu’on dit, c’est que quand le FPI avait besoin de finances, personne n’a aidé Gbagbo à part les gens que vous critiquez à longueur de journée aujourd’hui. C’est leur tour et ça,  vous ne pouvez rien faire contre ça. Est-ce que c’est Gbagbo qui est en faute ou alors tout le système ? Car face à la pression financière, le leader a eu recours à ces hommes et ces femmes un jour. Pourquoi voulez-vous qu’ils les condamnent aujourd’hui?

Du coin de l’oreille, alors que je tendais un billet au Diallo pour acheter mes cinq journaux, j’écoutais les arguments des uns et des autres. Lorsque je quittai la place pour aller vers mon bureau à la rue des banques, je me demandais en fin de compte, qui a tord dans cette affaire ? Le leader qui laisse ses gars se remplir les poches pour préparer les lendemains qui ne seront peut-être pas joyeux pour eux ? Le peuple qui impose une dynamique infernale au leader et à ses compagnons en les laissant seuls face à la pression des activités tout en exigeant d’eux la satisfaction de ses besoins immédiats ou lointains ? Assurément, le débat était intéressant…

A suivre



Titrologue vient des termes titre et logos pour décrire, en français ivoirien de la rue, les personnes qui construisent leur discours et/ou leur opinion politique sur la base de la lecture des unes des journaux sans avoir jamais acheté une copie. On assumera comme il est de coutume au bord de la lagune Ebrié que les patronymes ethniques sont des indications des appartenances politiques 

Conneries signifient imbécilités 

Gbangban est un mot en français de la rue ivoirien qui signifie palabre, guerre, violence. Il est né au lendemain du coup d’état de Décembre 1999 et des violences politico-militaires qui ont suivi. Gbangban est justement le descriptif de ces confrontations militaro-civiles. 

 Un Fescist est ancien ou actuel militant de la FESCI, la puissante fédération estudiantine et scolaire de côte d’ivoire.

L’internet et la danse des sorciers

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…….Côte d’Ivoire: Réunion du CPC du 24 Janvier. L’internet et la danse des sorciers   

Conformément aux accords de Ouagadougou qui courent inexorablement vers leur douzième mois dans quelques semaines, les trois présidents et le premier ministre qui étaient réunis sont sortis avec des propositions absolument fantastiques! Youppie!!!  En effet, selon le communiqué officiel, “s’agissant du processus électoral, les membres du CPC ont décidé d’accélérer le processus électoral, notamment par : -Le respect des dispositions des accords antérieurs relatives aux candidatures sans exclusive à l’élection présidentielle ; 

-Les facilités d’inscription sur les listes électorales des nouveaux majeurs et des Ivoiriens qui ont bénéficié des jugements supplétifs d’acte de naissance délivrés au cours des présentes audiences foraines ; -La réduction du délai légal de publication de la liste électorale ; -La publication sur internet de la liste électorale -La représentation de toutes les parties signataires de l’accord de Linas Marcoussis dans les bureaux des structures déconcentrées de la CEI”

Si je reviens sur ce communiqué, c’est bien pour deux raisons: sa similitude avec les autres déclarations de bonnes intentions au goût de café au lait servies aux populations ivoiriennes qui pourtant attendent du concret de ces cinq personnes qui gouvernent effectivement le pays, et surtout le côté absolument effarant de certaines propositions qui, à mon avis, mérite analyse. 

En effet, vu la situation au Kenya qui n’a pas encore trouvé de solution idoine, nos dirigeants hyper sérieux ont pensé qu’il fallait permettre l’inscription des personnes sur les listes. Mais encore fallait-il qu’ils y ajoutent l’internet comme moyen …moderne. Mais diantre, quelle garantie -selon eux- peut apporter la mise en ligne de la liste électorale? 

Nous voulons qu’on nous explique: 1-Comment l’internet peut garantir que tout le monde est inscrit sur la liste lorsque tout le monde n’a pas accès au net au pays? 2- Comment l’internet peut garantir la transparence du processus d’identification quand il est avéré que malheureusement ce système peut se révéler dangereux pour quiconque l’utilise sans précaution, pour ne pas dire sans garantie sécuritaire? 

3-Dans ces conditions, quelle validité aurait une liste publiée sur le net mais qui peut être sujette à caution à cause justement des possibilités de traficotage, sinon de piratage dans un contexte dominé par les limites diverses de nos systèmes administratifs et autres? 4- Est-ce que les participants ont l’exemple d’un pays au monde qui a publié sa liste électorale sur le net pour quelque raison que ce soit? Vraiment je suis désolé, mais je crois que ces cinq dirigeants, ne veulent soit pas aller dans la bonne direction, soit on pourrait dire qu’il y a un vrai problème de compréhension de choses qui paraissent pourtant simples. 

Car ce qui compte dans le processus de l’identification de la population, ce ne sont ni les Cdroms que la CEI remettra aux partis, encore moins le NET qui garantiront l’efficacité du processus. Nul ne peut vérifier l’inscription des potentiels électeurs sur les listes électorales hormis les électeurs eux-mêmes. C’est pour cela qu’en lieu et place du net, il faut publier les listes dans les potentiels bureaux de vote et amener les personnes à les valider sur quatre semaines maximum. Voilà la bonne et unique méthode qu’il faut utiliser pour faire une identification rapide, efficiente et hautement sécurisée. De toutes les façons, les représentants des partis et candidats pourront vérifier toutes les données sur place. 

Faire autre chose, c’est tout simplement chercher  à distraire une fois de plus les Ivoiriens qui ne sont plus dupes du jeu de sorcellerie en plein jour. Les sorciers, eux au moins, se cachent la nuit pour agir, même si certains se font surprendre par le jour et sont obligés de tomber des sommets des arbres. C’est certainement parce qu’ils pensent que les Ivoiriens ne voient rien qu’ils peuvent même mélanger Ouaga et Marcoussis. Mais là, c’est une autre histoire sur laquelle je reviendrai. 

PROBO KOALA : Monsieur le Président, Je ne suis pas d’accord

Excellence Monsieur le Président, je viens très respectueusement vous saisir de mon indignation, au travers de cette missive ouverte, à propos de l’affaire du Probo Koala.

Monsieur le Président, la Côte d’Ivoire, notre pays dont vous êtes le chef suprême n’en déplaise aux esprits chagrins, s’est réveillée un matin avec des odeurs nauséeuses, résultat du déversement de déchets toxiques par des mains obscures.

Notre capitale économique, déjà souffrant le martyr à cause de la guerre et de l’incurie traditionnelle de ses dirigeants, n’avait vraiment pas besoin d’un demi-millier de tonnes de toxines à ciel ouvert. Cette action, hautement expressive de la gangrène qui mine nos institutions étatiques et nos populations en raison de son caractère aujourd’hui normal, devrait faire l’objet d’un traitement absolument spécifique.

Monsieur le Président, je ne suis pas d’accord tant sur la forme que le fond de la manière dont ce dossier est traité. La rumeur publique fait cas de ce que ces déchets ont été déversés par des camions citernes commis à la tâche avec une escorte des forces de défense et ce, à la suite des autorisations reçues par les nouveaux marchands de la mort. La rumeur publique nous rapporte encore que la compagnie Tommy responsable local de la chaîne de la honte, a eu un agrément du fait de l’autorité publique. Tommy, toujours selon la rumeur publique, serait liée à votre épouse. Sacrilège absurde de faire croire à la responsabilité d’une dame qui se bat pour sauver son peuple de l’ignoble domination raciste et colonialiste. Mais la rumeur publique persiste à dire que les directeurs des régies financières, notamment la douane et le Port Autonome d’Abidjan, sont responsables et que vous les protégeriez. Vous connaissant, combattant de la liberté et de la justice, je ne le crois pas. Je crie même au complot.

Monsieur le Président, vous conviendrez avec moi que le problème du scandale du Probo Koala, n’est plus seulement l’acte criminel qui a été posé pour des raisons vachement pécuniaires. Non et Non ! L’affaire du Probo Koala relève purement de l’atteinte à l’honorabilité et donc à la légitimité des institutions, donc de l’état. En fait, l’affaire, telle que rapportée par la rumeur publique, est une atteinte à l’autorité suprême que vous êtes.

Monsieur le Président, comme vous le constatez, j’ai parlé jusqu’ici de rumeur publique, car je considère que ce que rapportent les journaux n’est pas vérité d’évangiles. Encore qu’aujourd’hui, des négationnistes d’un genre nouveau ont même la prétention de remettre en cause notre Sauveur Christ dans son existence terrestre ! C’est donc vous dire très Cher Aîné et honorable Chef suprême de la magistrature, que l’affaire du Probo Koala impose un traitement en haut lieu notamment au prochain conseil des ministres.

Il est certes vrai que des individus ont été mis aux arrêts par le procureur. Mais l’arrestation de personnes ne signifie en rien qu’elles sont coupables d’autant plus que des journalistes ayant mis votre épouse en cause ont été condamnés avant même que la vérité ne soit connue sur cette affaire relevant de la cupidité criminelle. C’est dire que la célérité avec laquelle le procureur a agi semble un peu suspecte sinon complètement hors de propos. Il se trouve même des individus qui font appel à la solidarité des Ivoiriens à travers des cotisations pour les victimes.

Mais Monsieur le Président, comment peut-on avoir l’indécence de demander au peuple ivoirien de cotiser pour subvenir à ses propres soins alors que les criminels auteurs de la tentative de son génocide qui continuent de le narguer ont empoché des milliards de Fcfa pour leur sale besogne ?

Aujourd’hui, Monsieur le Président, les autorités hollandaises veulent faire la lumière sur cette affaire. Les conséquences de cette affaire seront certainement plus difficiles dans le moyen et le long terme. Devra-t-on comprendre que les cotisations dérisoires actuelles seront institutionnalisées pour continuer les soins de ceux qui en auront besoin ?

Monsieur le Président, cette affaire est grave. Des milliers d’Ivoiriens souffrent aujourd’hui. ET demain n’est pas certain pour eux. Il faut prévenir que ce genre de forfaitures ne se répète. C’est pour cela qu’il faut sévir et prendre des mesures exemplaires et dissuasives pour le futur. A mon sens très cher aîné, le garant des institutions républicaines que vous incarnez doit peser de tout son poids afin que la saisie des biens frauduleusement acquis par ces sbires du genre nouveau, notamment les milliards de la mort soient mis à la disposition des victimes actuelles et futures.

Vu toutes les implications de ce que nous avons avancé, Monsieur le Président, nous souhaitons que vous fassiez diligence à notre demande d’une cmmission d’enquête internationale associant des élus, magistrats et personnalités nationales avec des organisations comme Green Peace et la Fédération Internationale des Droits de l’Homme pour que la lumière soit faite sur cette affaire criminelle.

Je voudrais, Monsieur le Président, vous prier de consacrer le premier conseil des ministres à ce sujet d’une importance extrême. Je vous suggère, avec déférence, de penser à mettre en place un observatoire national de veille sanitaire dont le financement sera assuré par la réquisition des fonds versés aux malfaiteurs ivoiriens, par l’état de Côte d’Ivoire qui a commis une faute grave et les compagnies ivoiriennes et européennes incriminées. Le premier test de cet observatoire sera de suivre d’une part les enfants et les femmes enceintes dans les jours et les années à venir et avec eux, toutes les personnes qui ont été directement affectées par les déchets du Probo Koala pour permettre aux Ivoiriens de suivre les conséquences post-crise de cette pollution.

En tout état de cause, si le gouvernement de notre pays que vous présidez se refuse de faire la lumière sur cette affaire et préfère jeter les lampistes en prison en lieu et place des vrais commanditaires et bénéficiaires, on aura compris. Pis, si vous refusez de mettre en place des structures viables pour le suivi des populations, on en déduira nos propres conclusions et alors les rumeurs seront stricte vérité. Excellence Monsieur le Président, avec la crise du Probo Koala qui met une fois de plus à mal la sécurité et la santé des Ivoiriens, j’ai le triste sentiment que nos autorités n’ont pas tiré les leçons de la crise que nous vivons depuis le 19 septembre 2002.

Tout en vous priant, Monsieur le Président, de bien vouloir excuser mon impertinence involontaire mais nécessaire vu l’importance de cette scandaleuse affaire du Probo Koala qui met une fois de plus à mal l’image de notre chère Côte d’Ivoire, veuillez recevoir mon profond respect.

Dr Martial Joseph AHIPEAUD

Président de l’UDL (Union pour le Développement et les Libertés)
Fondateur et Premier Secrétaire Général de la FESCI (Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire)

A François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royale: Mamadou et Bineta, c’est fini. Gare à la rupture générationnelle!

Madame, Messieurs,

Je voudrais, sans vouloir vous importuner, vous poser une question relative à votre politique africaine : Vous démarquez-vous de la politique de coopération avec l’Afrique que nous connaissons et dont nous vivons les conséquences depuis près de cinquante ans ?medium_dad_in_PhD_tunique.jpg

Si je vous pose cette question, c’est parce que j’estime que l’instrumentalisation de l’immigration d’origine kamite comme recette électorale est tout simplement de la malhonnêteté intellectuelle pour ceux qui en font la base de leur stratégie. Cette affirmation vous semblera certainement peu diplomatique. Mais elle a le mérite de ne point user de la mauvaise foi, encore moins de la langue de bois pour vous parler comme certains veulent le faire avec nous.

Etant moi-même candidat aux –hypothétiques-prochaines élections présidentielles en Côte d’Ivoire, je me pose la question suivante : comment devrais-je traiter le prochain président de la République Française? Je vous dirai tout simplement que la Côte d’Ivoire – et avec elle, l’Afrique- retiendra ce que le candidat dira aujourd’hui pour s’en souvenir demain. Car si d’aucuns pensent que les Africains sont mieux chez eux, certains démagogues qui cachent leurs intentions dictatoriales derrières des théories et agitations ultranationalistes, disent aussi chez nous “A chaque Patriote, son Français” ou alors “Non au Néocolonialisme Français”. Ils disent que les maux de l’Afrique sont dus à vos prédécesseurs, à savoir, De Gaulle et ses réseaux Foccart, Giscard avec les diamants de Bokassa, Mitterrand avec son Fils, Chirac l’héritier du Général, etc. Ils affirment que la connivence avec les Houphouët, Bongo, Biya, Mobutu et j’en passe, est la cause de la pauvreté de notre continent. Ils disent même que sur 100 Euros de la coopération, plus de 80 euros retournent chez vous par le biais de vos entreprises, les salaires des coopérants, les comptes d’opération des banques pompeusement dites centrales, etc. Je ne suis pas entièrement de leur avis bien entendu! Mais, cette vision courte et malhonnête des rapports entre la France et l’Afrique prospère. Devrait-on dire avec eux que si vous estimez que les Africains sont mieux chez eux, alors, la France devra, elle aussi quitter l’Afrique? Est-ce vraiment là votre option? medium_GBAGBO_ET_BOUIYGUES.gif

Au cas où vous l’ignoreriez, sachez que, notre pays, tout comme toute l’Afrique, a changé depuis l’époque des pères fondateurs. J’ai contribué, en tant que fondateur et premier leader de la Fesci pendant quatre ans, au changement de mentalité obtenu au prix d’embastillement, tortures et meurtres par la Vieille Garde que la coopération et les réseaux Foccart ont maintenu à coup de répression et d’un banditisme plus que crapuleux. Comment devrait-on appeler Bob Denard ? Un voyou tout simplement. Je voudrais vous mettre en garde contre les conséquences des surenchères. Car ce que vous êtes en train de choisir, ce n’est certainement pas la couleur ou le quotient intellectuel de vos immigrants. Vous, vous êtes en train de jeter les bases de la rupture générationnelle entre la France et l’Afrique. Vous êtes la Nouvelle France et Nous sommes la Nouvelle Afrique. Mamadou et Bineta n’est pas de notre époque. La Blogosphère en revanche, oui! Un nouveau chapitre s’ouvre dans notre histoire commune. Cette page devra nécessairement s’écrire avec des mots comme Respect, Justice et Prospérité commune au risque de voir prospérer les maux de la haine et de la vendetta inutiles. Comme prochaine Présidente ou prochain président de votre pays, vous êtes averti(e). Laissez donc notre peuple en dehors de vos combats internes. Sinon, demain, il sera peut-être trop tard. Sauf si vous voulez que les Chinois deviennent les nouveaux rois d’Afrique. Mais, ceci est une autre histoire qui hélas, se construit sous nos yeux.

LA PRESSE EN PARLE!

dimanche, 11 mars 2007

10 mars, 2007
N°1053:Accords de Ouaga Le président de l’UDL, Dr. Martial Ahipeaud, s’en réjouit
L’Intelligent d Abidjan – Publie a 10:16 am Accords de Ouaga Le président de l’UDL, Dr. Martial Ahipeaud, s’en réjouit “Nos propositions ont été prises en compte” La plupart des partis politiques ivoiriens ont salué les accords de Ouaga paraphés le dimanche 4 mars dernier par le camp présidentiel et les Forces nouvelles. L’UDL – Union pour la Démocratie et les Libertés – du Dr. Martial Ahipeaud, n’est pas en reste.

Sur son site internet – www.udl-ci.org le leader de cette nouvelle formation politique ivoirienne, candidat à la présidentielle prochaine, a exprimé un satisfecit partiel et a appelé les Ivoiriens et la communauté internationale à la vigilance. “L’UDL se réjouit plus que toute autre organisation du contenu de l’accord puisqu’il atteste officiellement, que nos propositions en date du 4 Septembre 2006 (l’Inter du mercredi 06 septembre 2006, article intitulé “Joseph Martial Ahipeaud parle aux Ivoiriens”…) ont été prises en compte.

http://www.lintelligentdabidjan.org/Actualites/?p=1904

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AFRICA INTERNATIONAL – Interview réalisée par Rachid N’DIAYE
COTE D’IVOIRE: Martial Ahipeaud et les anciens camarades

Leader mythique de la Fédération étudiante (Fesci) qui a ébranlé le régime du président Bédié au début des années 1990, le jeune compagnon de route de l’opposant Laurent Gbagbo durant les années de braise, aujourd’hui docteur d’universitée l’université de Londres, préside l’Union pour le Développement et les Libertés (UDL). Il juge sévèrement ses anciens camarades devenus membres de la rébellion ou jeunes patriotes.

http://www.africainternational.info/index.php?action=arti…

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Le premier secrétaire général de la Fesci s’invite dans le débat sur le scandale des déchets toxiques. Joseph Martial Ahipeaud, dans une lettre ouverte au Président Laurent Gbagbo, exprime son indignation et son désaccord sur le fond et la forme et sur la façon dont l’affaire est gérée par les auto [...]
lire la suite :http://www.wikio.fr/search=ahipeaud

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REZO-IVOIRE.NET – actualités
Un nouveau parti politique bientôt sur l’échiquier politique ivoirien
AIP

Un nouveau parti politique, émanation de l’ancien leader de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), M. Martial Ahipeaud, sera bientôt présent sur l’échiquier politique ivoirien, a appris vendredi, un journaliste de l’AIP, de source proche de ses responsables(…)
lire la suite :http://rezoivoire.net/news/read.php?newsid=996

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Sortie de crise – Martial Ahipeaud fait ses propositions mardi 5 septembre 2006 – Par L’intelligent d’Abidjan
Abidjan.net > Actualités > L’intelligent d’Abidjan

1-Propositions concrètes et Chronogramme
1.Convocation d’une rencontre avant le 15 Septembre 2006 entre les partis et groupements de partis pour une ultime discussion sur le processus de paix. Cette rencontre devra avoir pour objet de faire le bilan du gouvernement Banny, clarifier les points d’achoppement et construire un consensus sur le déroulement du processus électoral, de désarmement et de réconciliation nationale.
2.Etendre l’autorité de l’état sur toute l’étendue du territoire national par le redéploiement des organes responsables du processus électoral avant le 31 Octobre 2006 notamment l’Office National de l’identification, la Commission Electorale Indépendante et l’administration centrale(…)
lire la suite :http://news.abidjan.net/article/?n=211003

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Joseph Martial Ahipeaud (ex- SG de la FESCI) explose
. “J’ai suivi Guéï en 2000 pour éviter la guerre civile au pays ” . “On a poussé Guéï à devenir une proie facile ” . “Je n’ai jamais été militant du FPI ”
vendredi 14 juillet 2006 – L’INTER – par JMK AHOUSSOU

L’inter : Il y a quelques temps qu’on ne vous a plus entendu alors qu’on peut vous considérer comme une figure marquante de la vie socio-politique nationale de ces 15 dernières années. Qu’est-ce qui a fondé ce long silence ?

M. Joseph Martial Ahipeaud : Effectivement, j’ai observé un temps de silence parce que je considère qu’il y a trop de bruits aujourd’hui dans le pays et même si on a des idées qui sont novatrices, si on a des propositions qui sont nouvelles, ces propositions-là ne peuvent pas être (…)
lire la suite : http://www.linter-ci.com/article.php3?id_article=2591

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People’s Socialist Union
From Wikipedia, the free encyclopedia

USP was founded in 1996. The general secretary of USP is Henri Tohou who, on 19 February 1990 initiated and led with few students of the Yopougon University Campus (Abidjan), the first significant Ivorian students’ uprising against President’s Houphouet Boigny’ regime, one of the most brutal French-sponsored dictartorships of Africa. Along with other students, they targeted the MEECI, former national students movement from which the ruling party drew its young supporters,which was later replaced by FESCI-Federation of students and school pupils, founded in April 1990 under the leadership of Henri Tohou, Martial Ahipeaud, Azowa Beugre Amos, and Ahononga Gregoire(…)
read more : http://en.wikipedia.org/wiki/People’s_Socialist_Union

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21/5/2005
N°512:Interview: Ahipeaud Martial Joseph
(ancien leader de la Fesci et cadre de l’Udpci)‘’Soro et Blé Goudé ne sont pas condamnables’’
L’intelligent d’abidjan
lire l’article :
http://www.lintelligentdabidjan.org/Quotidien/index.php?p…

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POLITIQUE – Crise à l’Udpci :
Martial AHIPEAUD désavoue les adversaires d’Akoto Yao.
(L’Inter — Jeudi le 16 Septembre, 2004)- Hamadou ZIAO -

La crise qui secoue depuis quelques semaines l’Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d’Ivoire, ne laisse aucun responsable de ce parti indifférent. Face au conflit de leadership entre les partisans d’Akoto et ceux de Mabri Toikeusse, qui risque de conduire à l’implosion du parti, M. Martial Ahipeaud, secrétaire général adjoint chargé de la jeunesse, de la mobilisation et des relations internationales, n’a pas voulu rester silencieux(…)
lire la suite :http://www.presseci.com/linter/articles/11295-1909.html

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Tentative d’assassinat de Martial Ahipeaud

Abidjan.net – Lettres ouvertes
Le lundi 7 avril 2003 – [265 mots]

Bonjour à tous chers internautes d’Abidjan.Net.

Je viens d’apprendre avec une émotion sans nom la tentative d’assassinat dont a été victime dans la soirée du Dimanche 06 Avril , Ahipeaud Martial(…)
lire la suite : http://www.abidjan.net/lettreouverte/lettre.asp?ID=5993

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Politique – Conférence du MARFES et du Front pour les Libertés Joseph Ahipeaud Martial, président du Forum pour les Libertés (FL)

• Le PDCI doit être entendu par le parquet sur les fausses CNI et les biens mal-acquis • Le général Guéi et Alassane Ouattara sont Ivoiriens, ils ont le droit de se présenter (L’Inter — Mercredi le 29 Mars, 2000)- Nicole BANCOULY -

Le Mouvement des Anciens Responsables de la FESCI (MARFES) dirigé par M. Blé Guirao Jean et le Forum pour les Libertés (FL), présidé par Joseph Martial Ahipeaud, ont tenu une conférence de presse, hier matin, à la Bibliothèque Nationale, sur le thème : « La jeunesse ivoirienne face à la transition, une vision prospective ». Selon le principal conférencier, Martial Ahipeaud, la jeunesse, aujourd’hui, n’a pas une vision sereine du paysage politique(…)
lire la suite : http://www.presseci.com/linter/articles/1249-579.html

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CÔTE-D’IVOIRE L’opposition réduite au silence Condamnation de 77 prisonniers d’opinionAMNESTY INTERNATIONAL
DOCUMENT EXTERNE
Index AI : AFR 31/08/92 ÉFAI
Londres, 2 juillet 1992

(…) Au moins 77 prisonniers d’opinion, arrêtés en février et mars 1992, purgent actuellement en Côte d’Ivoire des peines de un à trois ans d’emprisonnement. Parmi eux figurent notamment Laurent Gbagbo, membre de l’Assemblée nationale et dirigeant du Front populaire ivoirien (FPI), principal parti d’opposition, René Dégni Ségui, président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO), et Martial Ahipeaud, président de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte-d’Ivoire (FESCI). La liste complète des noms de ces prisonniers d’opinion est jointe au présent document(…)

lire la suite…http://web.amnesty.org/library/Index/FRAAFR310081992?open…

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