MA VISION DE LA FRANCOPHONIE

MA VISION DE LA FRANCOPHONIE

Quels devraient être, selon vous, les grands principes à mettre en œuvre dans le cadre du rôle que l’Organisation internationale de la Francophonie vous semble devoir jouer en matière de dialogue interculturel et de coopération pour le développement?
(Pascal.A, Paris, juin 06)

Le monde a changé depuis la chute du mur de Berlin. La dynamique conflictuelle entre blocs antagonistes a fini par la victoire du camps occidental sur le front stalinien.

Cette nouvelle donne de la politique internationale a eu pour conséquence principale la montée en puissance des nationalismes exacerbés et l’émergence d’une dialectique d’identification culturelle qui se fonde soit sur les ethnies, soit sur la religion. Car dans le même temps, l’économie mondiale est complètement bouleversée par les progrès dans les nouvelles sciences de la communication. Les délocalisations massives et la perte des certitudes locales elles aussi renforcent les sentiments divers de perte de cohésion. Dans cette nouvelle phase des relations internationales, la solidarité et la flexibilité devraient être les fondations de la politique internationale des états francophones.

La solidarité devrait pouvoir se mesurer par non pas seulement la capacité des états à prendre des positions communes sur les grandes questions ou les dossiers brûlants de l’heure. Mais la solidarité devrait pouvoir se voir au travers d’un effort commun à promouvoir les changements structurels et stratégiques tant au plan de la politique que de l’économie.

L’histoire de ces dernières quatre décennies a démontré que les groupes d’états peuvent fonder une dynamique de gagnant comme ce fut le cas dans l’espace de l’Asie du Sud-Est avec le japon comme force motrice. Tout comme le grand maître Edgar Morin le démontre dans son ouvrage encyclopédique « La Méthode », la solidarité devient ici une vision dynamique qui permet aux contraires de se compléter et non de s’écarteler, de progresser vers un niveau supérieur et non de se tirer vers le bas.

Contrairement à ceux qui pensent que le colonialisme ou encore l’impérialisme français serait la cause du retard des nations africaines, nous avons développé depuis 1990 les vues que la force et la faiblesse de nos nations sont avant tout internes. C’est en nous focalisant sur nos faiblesses et en les redressant dans le sens de la positivité que nous seront à même de pouvoir faire face aux défis nouveaux de ce monde plus que jamais précaire.

Loin d’être une contrainte pour la France, l’émergence et l’affirmation économique des états francophones sera la donne principale de la survie de la langue française. Mieux, cette nouvelle dynamique donnera plus de force à la Francophonie comme vision et comme réalisation. Le cas contraire n’est pas forcement faux. Cependant, la situation actuelle de nos états ne nous laisse pas d’autres options que de penser que nous sommes encore dans une phase descendante plutôt que le contraire.

Au total, le monde change et les jeunes sont les vecteurs de ce changement. En ma qualité d’un des leaders de cette nouvelle jeunesse africaine, je pense que mon arrivée au sein de la haute sphère francophone devrait donner un sang nouveau et permettre aux anciens de mieux comprendre les attentes nouvelles pour pouvoir mettre en place des réponses appropriées.

Ici plus qu’ailleurs, les contraires seront source de dynamisme et de progrès et non pas de chaos comme certains veulent le croire. Je crois fondamentalement que seul le travail paie.

En nous mettant à faire ce que nous devons, nous serons à notre place, c’est-à-dire, parmi les nations fortes du 21ème siècle. Il y va de la survie de la langue mais aussi et surtout de l’existence de ces peuples qui croient en une vision commune. Le modèle anglo-saxon reste une menace qui risque d’effacer les autres modèles.

Mais dans un monde qui ne compte que sur les nerfs du pouvoir économique, rester dans la queue est certainement le gage d’une disparition quasi-certaine.

Je crois que la Francophonie doit devenir cet espace de progrès qui fait plus envie que pitié. Et c’est à cette tache que je suis persuadé je me suis préparé depuis longtemps.

A François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royale: Mamadou et Bineta, c’est fini. Gare à la rupture générationnelle!

Madame, Messieurs,

Je voudrais, sans vouloir vous importuner, vous poser une question relative à votre politique africaine : Vous démarquez-vous de la politique de coopération avec l’Afrique que nous connaissons et dont nous vivons les conséquences depuis près de cinquante ans ?medium_dad_in_PhD_tunique.jpg

Si je vous pose cette question, c’est parce que j’estime que l’instrumentalisation de l’immigration d’origine kamite comme recette électorale est tout simplement de la malhonnêteté intellectuelle pour ceux qui en font la base de leur stratégie. Cette affirmation vous semblera certainement peu diplomatique. Mais elle a le mérite de ne point user de la mauvaise foi, encore moins de la langue de bois pour vous parler comme certains veulent le faire avec nous.

Etant moi-même candidat aux –hypothétiques-prochaines élections présidentielles en Côte d’Ivoire, je me pose la question suivante : comment devrais-je traiter le prochain président de la République Française? Je vous dirai tout simplement que la Côte d’Ivoire – et avec elle, l’Afrique- retiendra ce que le candidat dira aujourd’hui pour s’en souvenir demain. Car si d’aucuns pensent que les Africains sont mieux chez eux, certains démagogues qui cachent leurs intentions dictatoriales derrières des théories et agitations ultranationalistes, disent aussi chez nous “A chaque Patriote, son Français” ou alors “Non au Néocolonialisme Français”. Ils disent que les maux de l’Afrique sont dus à vos prédécesseurs, à savoir, De Gaulle et ses réseaux Foccart, Giscard avec les diamants de Bokassa, Mitterrand avec son Fils, Chirac l’héritier du Général, etc. Ils affirment que la connivence avec les Houphouët, Bongo, Biya, Mobutu et j’en passe, est la cause de la pauvreté de notre continent. Ils disent même que sur 100 Euros de la coopération, plus de 80 euros retournent chez vous par le biais de vos entreprises, les salaires des coopérants, les comptes d’opération des banques pompeusement dites centrales, etc. Je ne suis pas entièrement de leur avis bien entendu! Mais, cette vision courte et malhonnête des rapports entre la France et l’Afrique prospère. Devrait-on dire avec eux que si vous estimez que les Africains sont mieux chez eux, alors, la France devra, elle aussi quitter l’Afrique? Est-ce vraiment là votre option? medium_GBAGBO_ET_BOUIYGUES.gif

Au cas où vous l’ignoreriez, sachez que, notre pays, tout comme toute l’Afrique, a changé depuis l’époque des pères fondateurs. J’ai contribué, en tant que fondateur et premier leader de la Fesci pendant quatre ans, au changement de mentalité obtenu au prix d’embastillement, tortures et meurtres par la Vieille Garde que la coopération et les réseaux Foccart ont maintenu à coup de répression et d’un banditisme plus que crapuleux. Comment devrait-on appeler Bob Denard ? Un voyou tout simplement. Je voudrais vous mettre en garde contre les conséquences des surenchères. Car ce que vous êtes en train de choisir, ce n’est certainement pas la couleur ou le quotient intellectuel de vos immigrants. Vous, vous êtes en train de jeter les bases de la rupture générationnelle entre la France et l’Afrique. Vous êtes la Nouvelle France et Nous sommes la Nouvelle Afrique. Mamadou et Bineta n’est pas de notre époque. La Blogosphère en revanche, oui! Un nouveau chapitre s’ouvre dans notre histoire commune. Cette page devra nécessairement s’écrire avec des mots comme Respect, Justice et Prospérité commune au risque de voir prospérer les maux de la haine et de la vendetta inutiles. Comme prochaine Présidente ou prochain président de votre pays, vous êtes averti(e). Laissez donc notre peuple en dehors de vos combats internes. Sinon, demain, il sera peut-être trop tard. Sauf si vous voulez que les Chinois deviennent les nouveaux rois d’Afrique. Mais, ceci est une autre histoire qui hélas, se construit sous nos yeux.

Soro Premier Ministre : L’ère des temps qui changent

La semaine dernière, je vous avais promis un petit tour du côté de Ouagadougou pour qu’ensemble, nous refassions une visite plus onctueuse des lieux de l’Accord. Je pense que les nouvelles de ce jour sont bonnes et confirment ce que nous savions depuis décembre, à savoir la nomination du leader des Forces Nouvelles, Guillaume Kigbafori Soro, à la primature. Il est certes important de prêter une attention au cri de détresse d’un autre chef de la rébellion qui, par le biais du frère Claude Sahi – connu aussi sous le pseudo du temps de la Fesci comme l’Enfant Mystère-, a réclamé sa part du pouvoir. Mais la vraisemblance est que le petit de Ferké est dans les couloirs de la République et s’apprête à devenir le sixième Premier ministre de la Côte d’Ivoire indépendante.

Commencée comme un coup d’état, la rébellion a eu le temps de s’ennoblir après avoir été traitée de tous les noms par les «patriotes ». On se rappelle que le frère de Dacoury Tabley, docteur de son Etat, a été sauvagement assassiné par des extrémistes qui n’ont pas supporté son ralliement à la dissidence armée contre le pouvoir de leur frère commun Laurent Gbagbo. Lorsqu’aux lendemains de l’Accord de Marcoussis Soro Guillaume annonça que la rébellion avait le ministère de la défense et des postes clés du gouvernement, une violente manifestation conduite par son ex-frère de lutte de la Fesci, Charles Blé Goudé, a même failli emporter les éléments du sous-sol de la presqu’île de la lagune Ebrié. Depuis lors, le temps est passé.

Il y a eu la tentative de reprise de Bouaké qui a occasionné des larmes dans tous les camps. Les « patriotes » ont perdu une cinquantaine de leurs partisans dans leur résistance contre la réplique des soldats français dont le camp avait été confondu, comme par hasard à celui des rebelles par l’armée de l’air de « la Côte d’Ivoire utile ». Puis ce sera le tour des Premiers Ministres Diarra et Banny de vainement tenter de s’emparer de la citadelle imprenable de Koudou, creusant de fit leurs propres tombeaux. La suite est sans commentaire : un échec cuisant.
Mais tout ceci a laissé des traces chez le natif de Mama, qui semble lui aussi fatigué de cette guéguerre et souhaite, pour une fois, engranger les fruits de la tactique patriotique par la voie des urnes.

En acceptant dans le cadre du dialogue direct de faire des concessions ultimes pour la paix, Laurent Gbagbo veut reconnaître qu’il n’a pas pu vaincre son « petit » dans ce face-à-face inutile qui enlise notre pays dans la misère depuis 2002. Fort heureusement, le temps a coulé, la sagesse a gagné du terrain. Laurent Gbagbo est revenu vers son ami Blaise pour discuter des conditions d’un retour à une paix durable et définitive. D’ailleurs contre toute attente, les partisans les plus fervents de la guerre, reviennent sur leurs propos et se proclament chantres de la paix. Nous sommes heureux qu’ils entendent enfin raison et nous rejoignent.
En effet, nous avons toujours soutenu deux choses fondamentales dans la crise ivoirienne :
· L’origine politique de cette crise qui a pour source le refus de la classe politique de rénover le vieux système de gestion politique de la société, et
· d’autre part, la primauté des négociations entres les belligérants, condition sinequanon pour mettre fin à cette crise.
Cette dernière position était due au fait que compte tenu de la place prépondérante dans la géopolitique sous-régionale de notre pays la Côte d’Ivoire, une victoire par les armes d’une des parties signifierait tout simplement le bouleversement des donnes stratégiques en Afrique Subsaharienne. Et cela impliquait trop de choses que nombre de personnes ne voulaient aucunement voir.

Par conséquent, le dialogue direct prend ici la forme de la reconnaissance des limites des options passées. En clair, c’est l’admission qu’il faut changer les choses, ici et maintenant. C’est dans cette perspective que le locataire de la primature devient un symbole. C’est le signe des temps qui changent : le temps de la démocratie contre la guerre, le temps de la paix contre la barbarie, le temps du retour tout simplement aux revendications ultimes des signataires de l’autre Accord aujourd’hui oublié, l’Accord de Korhogo. Oui Soro à la primature signifie tout simplement le début de l’application des revendications de la coordination de la gauche démocratique. Le dialogue direct subira-t-il le même sort que l’Alliance de Korhogo ? La jeunesse prendra-t-elle la mesure de ce bouleversement pour prendre le pouvoir ? On verra dans dix mois si les rails qui ont mené les gens à Ouaga tiennent toujours la route.

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