UN AUTRE DELIRE…

AFFAIRE IB: Un autre délire à Abidjan! 

Je veux reprendre un peu mes activités intellectuelles en revenant sur l’affaire dite IB du nom du frère aussi appelé le basketteur en raison de sa taille de pratiquant de la NBA. Si je reviens sur cette affaire, ce n’est nullement parce que le frère m’a cité dans sa fameuse vidéo mais bien parce que, dans la forme comme le fond, l’acte nous ramène aux fondamentaux de la crise que traverse notre pays depuis 1990. 

Dans la forme 

Tout d’abord, la vidéo, dans son introduction, nous donne l’image de deux blancs qui s’apprêtent à aller en mission en Afrique.  Question: Quelle mission impose à ces acteurs de bien se positionner dans l’espace et le temps comme si l’intention était de bien faire le compte-rendu détaillé du travail sur le terrain? 

Par ailleurs, on voit bien dans la séquence une que ce sont les deux lascars qui s’emploient à mettre en confiance le putschiste devant l’Eternel que IB s’est finalement fait comme réputation. Comment, et c’est là encore une autre question, quelqu’un qui a planifié une opération depuis plus de huit mois peut-il être  si hésitant, sinon absent spirituellement dans sa propre conspiration? Là encore la forme et les gestes situent largement sur l’origine et les objectifs de ce film qui frise plus la Téléréalité qu’une véritable conspiration contre un régime. 

Dans le fond 

Des questions que je me pose restent désespérément sans réponse. En effet, pour commencer par la fin du film, je ne peux pas comprendre que les conspirateurs se promènent dans Abidjan avec les preuves de leurs méfaits, c’est-à-dire, le document filmé depuis Paris en passant par le Bénin et ensuite Abidjan. C’est comme quelqu’un qui vient voler une maison et qui reste sur la route et crie “Je suis le voleur qui vient vous voler dans quelques heures”. “Allô, est-ce que vous m’entendez? Je suis le voleur qui vient vous voler dans quelques heures”. Et alors, ce qui devrait arriver arriva: le voleur est arrêté et du coup tout le monde crie au voleur! N’est-ce pas là une autre insulte à notre intelligence? 

En réalité 

Le film est trop simple pour devenir un best-seller dans les Box Office hollywoodiens. Je dirai même, comme l’autre, c’est absolument délirant! Car dans les faits, ce film a permit de remettre le processus électoral aux calendes grecques c’est-à-dire, à une autre date. Le désarmement n’est plus possible parce que IB menace Soro. Voilà donc un complot qui profite à ceux qui étaient visés. IB lui-même en sort “grogui”, au tapis, KO technique! 

IB, s’il voulait se moquer des fescistes, vient encore une fois de perdre la face devant Bogota qui vient de lui administrer une grande leçon de tactique: sans bouger, il a terrassé son ennemi. Un vrai fesciste celui-là! Grâce à son pire ennemi, il peut rester à la primature longtemps. En tout cas, je ne suis pas étonné que Claude Sahi -alias l’enfant mystère- ait crié pour sauter par dessus bord. Un autre fesciste très technique! 

Lorsque j’ai rencontré IB à sa demande en Octobre 2004, et ce, par le biais d’autres fescistes, il sortait de détention provisoire des mains des services français. Je lui avais prodigué des conseils notamment de quitter les salles de complot pour entrer dans l’ère des pratiquants de la politique. Apparemment, mes conseils sont tombés dans une oreille rocailleuse. Je le remercie pour avoir permis au système de la gestion de connivence et de pillage qui ronge notre pays de pouvoir se perpétuer sans vergogne. Comme le dirait le Vieux Félix: qui l’a envoyé?

PROBO KOALA : Monsieur le Président, Je ne suis pas d’accord

Excellence Monsieur le Président, je viens très respectueusement vous saisir de mon indignation, au travers de cette missive ouverte, à propos de l’affaire du Probo Koala.

Monsieur le Président, la Côte d’Ivoire, notre pays dont vous êtes le chef suprême n’en déplaise aux esprits chagrins, s’est réveillée un matin avec des odeurs nauséeuses, résultat du déversement de déchets toxiques par des mains obscures.

Notre capitale économique, déjà souffrant le martyr à cause de la guerre et de l’incurie traditionnelle de ses dirigeants, n’avait vraiment pas besoin d’un demi-millier de tonnes de toxines à ciel ouvert. Cette action, hautement expressive de la gangrène qui mine nos institutions étatiques et nos populations en raison de son caractère aujourd’hui normal, devrait faire l’objet d’un traitement absolument spécifique.

Monsieur le Président, je ne suis pas d’accord tant sur la forme que le fond de la manière dont ce dossier est traité. La rumeur publique fait cas de ce que ces déchets ont été déversés par des camions citernes commis à la tâche avec une escorte des forces de défense et ce, à la suite des autorisations reçues par les nouveaux marchands de la mort. La rumeur publique nous rapporte encore que la compagnie Tommy responsable local de la chaîne de la honte, a eu un agrément du fait de l’autorité publique. Tommy, toujours selon la rumeur publique, serait liée à votre épouse. Sacrilège absurde de faire croire à la responsabilité d’une dame qui se bat pour sauver son peuple de l’ignoble domination raciste et colonialiste. Mais la rumeur publique persiste à dire que les directeurs des régies financières, notamment la douane et le Port Autonome d’Abidjan, sont responsables et que vous les protégeriez. Vous connaissant, combattant de la liberté et de la justice, je ne le crois pas. Je crie même au complot.

Monsieur le Président, vous conviendrez avec moi que le problème du scandale du Probo Koala, n’est plus seulement l’acte criminel qui a été posé pour des raisons vachement pécuniaires. Non et Non ! L’affaire du Probo Koala relève purement de l’atteinte à l’honorabilité et donc à la légitimité des institutions, donc de l’état. En fait, l’affaire, telle que rapportée par la rumeur publique, est une atteinte à l’autorité suprême que vous êtes.

Monsieur le Président, comme vous le constatez, j’ai parlé jusqu’ici de rumeur publique, car je considère que ce que rapportent les journaux n’est pas vérité d’évangiles. Encore qu’aujourd’hui, des négationnistes d’un genre nouveau ont même la prétention de remettre en cause notre Sauveur Christ dans son existence terrestre ! C’est donc vous dire très Cher Aîné et honorable Chef suprême de la magistrature, que l’affaire du Probo Koala impose un traitement en haut lieu notamment au prochain conseil des ministres.

Il est certes vrai que des individus ont été mis aux arrêts par le procureur. Mais l’arrestation de personnes ne signifie en rien qu’elles sont coupables d’autant plus que des journalistes ayant mis votre épouse en cause ont été condamnés avant même que la vérité ne soit connue sur cette affaire relevant de la cupidité criminelle. C’est dire que la célérité avec laquelle le procureur a agi semble un peu suspecte sinon complètement hors de propos. Il se trouve même des individus qui font appel à la solidarité des Ivoiriens à travers des cotisations pour les victimes.

Mais Monsieur le Président, comment peut-on avoir l’indécence de demander au peuple ivoirien de cotiser pour subvenir à ses propres soins alors que les criminels auteurs de la tentative de son génocide qui continuent de le narguer ont empoché des milliards de Fcfa pour leur sale besogne ?

Aujourd’hui, Monsieur le Président, les autorités hollandaises veulent faire la lumière sur cette affaire. Les conséquences de cette affaire seront certainement plus difficiles dans le moyen et le long terme. Devra-t-on comprendre que les cotisations dérisoires actuelles seront institutionnalisées pour continuer les soins de ceux qui en auront besoin ?

Monsieur le Président, cette affaire est grave. Des milliers d’Ivoiriens souffrent aujourd’hui. ET demain n’est pas certain pour eux. Il faut prévenir que ce genre de forfaitures ne se répète. C’est pour cela qu’il faut sévir et prendre des mesures exemplaires et dissuasives pour le futur. A mon sens très cher aîné, le garant des institutions républicaines que vous incarnez doit peser de tout son poids afin que la saisie des biens frauduleusement acquis par ces sbires du genre nouveau, notamment les milliards de la mort soient mis à la disposition des victimes actuelles et futures.

Vu toutes les implications de ce que nous avons avancé, Monsieur le Président, nous souhaitons que vous fassiez diligence à notre demande d’une cmmission d’enquête internationale associant des élus, magistrats et personnalités nationales avec des organisations comme Green Peace et la Fédération Internationale des Droits de l’Homme pour que la lumière soit faite sur cette affaire criminelle.

Je voudrais, Monsieur le Président, vous prier de consacrer le premier conseil des ministres à ce sujet d’une importance extrême. Je vous suggère, avec déférence, de penser à mettre en place un observatoire national de veille sanitaire dont le financement sera assuré par la réquisition des fonds versés aux malfaiteurs ivoiriens, par l’état de Côte d’Ivoire qui a commis une faute grave et les compagnies ivoiriennes et européennes incriminées. Le premier test de cet observatoire sera de suivre d’une part les enfants et les femmes enceintes dans les jours et les années à venir et avec eux, toutes les personnes qui ont été directement affectées par les déchets du Probo Koala pour permettre aux Ivoiriens de suivre les conséquences post-crise de cette pollution.

En tout état de cause, si le gouvernement de notre pays que vous présidez se refuse de faire la lumière sur cette affaire et préfère jeter les lampistes en prison en lieu et place des vrais commanditaires et bénéficiaires, on aura compris. Pis, si vous refusez de mettre en place des structures viables pour le suivi des populations, on en déduira nos propres conclusions et alors les rumeurs seront stricte vérité. Excellence Monsieur le Président, avec la crise du Probo Koala qui met une fois de plus à mal la sécurité et la santé des Ivoiriens, j’ai le triste sentiment que nos autorités n’ont pas tiré les leçons de la crise que nous vivons depuis le 19 septembre 2002.

Tout en vous priant, Monsieur le Président, de bien vouloir excuser mon impertinence involontaire mais nécessaire vu l’importance de cette scandaleuse affaire du Probo Koala qui met une fois de plus à mal l’image de notre chère Côte d’Ivoire, veuillez recevoir mon profond respect.

Dr Martial Joseph AHIPEAUD

Président de l’UDL (Union pour le Développement et les Libertés)
Fondateur et Premier Secrétaire Général de la FESCI (Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire)

PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE

LETTRE OUVERTE AU PEUPLE IVORIEN
NOS PROPOSITIONS CONCRETES DE SORTIE DE CRISE

Alors que nous nous rapprochons de la fin de la période de transition qui devrait permettre au premier ministre nommé par la communauté internationale, le bilan reste quelque peu mitig’e sinon absolument decevant.

D’une part, nous avons assisté à un réniement de ses propres principes par le premier ministre qui, loin de proposer au peuple ivoirien un gouvernement non partisan, jeune et hautement porté sur les valeurs de probité et de passion pour la chose publique, a finalement réunis les mêmes qui sont la cause du blocage du processus de réconciliation au sein d’un gouvernement incapable de fonctionner dans l’unité républicaine. Les mêmes vieilles têtes qui sont la cause de la crise ont été priés de reprendre du service avec une tendance quelque peu plus tribale que nul autre gouvernement sous la deuxième république.

Par ailleurs, comme il fallait s’y attendre, le chantage de la rue qui consiste à paralyser l’état et la république pour exiger des concessions sur la forme et le fond des mesures gouvernementales a continué et s’est même amplifié. Il aura fallu attendre une confrontation des jeunes-une fois encore, confrontation qui tirait vers une guerre civile ouverte pour que des concessions se fassent sous la forme de pacte de la paix des braves.

Mais nul n’est dupe de ces contrats de dupe que d’aucuns rénieront à la première occasion justement en fonction des enjeux des prochaines réunions prévues en Septembre 2006 à New York, au siège des Nations-Unies.

En somme, bien que bien de responsables politiques du pays veulent croire en la souveraineté nationale, force est de constater que la crise est gérée depuis l’ext’erieure et les dirigeants ivoiriens sont satisfaits de cette situation aussi longtemps que leurs privilèges sont intacts notamment leur maintien d’un système politique concédant la partition des rôles : partition du térritoire, partition des aires de gestion, donc rationalisation incroyable de la mangécratie à l’heure de l’état pluriel décadent et ouvertement corrompu.

Loin de résoudre les questions de fond, le gouvernement Banny aura encore compliqué la situation avec les jeux bizarres que tous savent mais que personne ne veut dénoncer notamment la tactique du pourrissement de la situation pour une éventuelle récupération soit des appareils politiques, sinon de l’état par la voie de la technocratie internationalisante.

En d’autres termes, attendons pour mettre les autres au déhors pour récupérer le pouvoir avec le soutien de l’extérieur. Même les dernières actions et déclarations nous confirme dans la vision que les acteurs de la crise actuelle ne veulenet de sa résolution mais entendent s’entendre pour une gestion néopatrimoniale des ressources nationales pour leur compte au détriment du peuple ivoirien en général, de la jeunesse en particulier en raison des répercutions sociales et économiques catastrophiques de leur incapacité ou leur mauvaise foi à résoudre la crise.

La crise des audiences foraines prouvent au moins une chose : la guerre est belle et bien finie. Car nous sommes maintenant au coeur, sinon au noeud gordien de la crise à laquelle notre notre pays fait face depuis 1980: le choix du peuple au travers de la transparence du processus électoral.

En effet, si certains dénoncent les malversations sur les futures listes à cause des audiences foraines qui permettraient à leurs adversaries d’avoir “un électorat captif”, d’autres fustigent la mauvaise foi de certains “auto-proclamés démocrates” qui veulent “empêcher leurs opposants à avoir leurs papiers”. Cette bataille de l’identification de la population votante trouve sa raison d’une part dans le mode du scrutin et d’autre part dans l’histoire des élections passées. Ainsi, le mode de scrutin pour les élections locales imposant un seul tour, alors le potentiel gagnant des futures joutes sera celui qui aura pu introduire le plus de potentiels électeurs. C’est de là que vient le concept d’électorat captif. Cela est d’autant plus difficile à accepter que dans un passé recent, certains ont crié dans la presse avoir donné des millions de cartes d’identité nationale aux étrangers pour gagner les élections passées.

En clair, l’enjeu de la bataille des audiences foraines n’est ni la réunification du pays, ni son bradage encore moins le refus de voir le processus de paix aller à son terme mais bien LA GUERRE DES NERFS POUR LES PROCHAINES ELECTIONS.

En fait, nous sommes en plein dans la bataille des prochaines élections. Reste la question de savoir comment passer ce cap popur permettre au peuple ivoirien de renouer avec son histoire et dégager par là des perspectives meilleur pour notre Nation ?

A l’UDL, nous sommes convaincus que la crise est à son terme. C’est pour cela que nous entendons faire les propositions concrètes suivantes qui, si elles rencontraient l’adhésion de l’ensemble des protagonistes et surtout celle du peuple ivoirien dans toutes ses composantes, devraient nous permettre tous de sortir de la crise actuelle dans les douze mois qui suivront la fin de la transition Banny.

1- Les conditions préalables : l’organisation du consensus sur le processus électoral

Nous croyons fermement que les différents protagonistes devraient faire montre de sérénité dans leur approche de la question de l’établissement des populations votantes. Car c’est, en définitive, de cela qu’il s’agit.

La réussite du processus de paix passe par un consensus des forces politiques sur la forme comme le fond en ce qui concerne les problèmes liés au processus électoral.

Car à ne point s’y méprendre, ce sont les élections calamiteuses organisées depuis 1990 qui sont aussi en grande partie les causes fondamentales de la crise socio-politique actuelle. L’identification de la population dans la violence ne peut que contribuer à jeter le discrédit sur tout le processus et remettre en cause les équilibres trop fragiles, voire même les résultats des prochaines joutes électorales. Il ne s’agit pas de faire les audiences foraines contre vents et marrées mais de bien faire accepter à tous la méthodologie.

C’est pour cela que l’UDL avait estimé et continue de croire que les audiences foraines, dans un contexte marqué par la suspicsion générale de fraude électorale et de mauvaise foi manifeste ne peuvent qu’aggraver la crise. Au pire, nous revenons à la case de départ, soit à la surenchère populiste et ultra-nationaliste. Au mieux, on reste sur place et Octobre 2010 nous trouvera sans avoir pu organiser des élections.

L’UDL estime que la revendication de la concomitance signifie tout simplement organiser tout le processus électoral en MEME TEMPS SUR TOUTE L’ETENDUE DU TERRITOIRE. Cela suppose clairement que concomittance ne veut pas dire désarmer dans le nord et identifier dans le sud mais tout simplement désarmer PARTOUT et identifier PARTOUT. Le hic est que, pour le faire, il faut retablir l’autorité du gouvernement, sinon de l’ETAT, sur TOUTE L’ETENDUE DU TERRITOIRE. Pour certains, cela signifie désarmer puis identifier alors que pour les autres c’est identifier puis désarmer. La cause de ce meli-mélo reste la méthodologie.

Si la proposition d’organiser un forum national est juste, reste encore les voies et moyens d’y parvenir : qui sera participants ? quel pouvoir aura un tel forum vue que celui de 2001 a débouché sur la guerre civile ? l’existence de la guerre n ‘est-elle pas une remise de cette idée d’autant plus que le forum a pour objet de faire eviter ce genre de dérapages. En un mot, le forum n’est pas dans l’état actuel de notre pays, le lieu de résolution du conflit.

Qui plus est, l’UDL n’est pas pour une prolongation ad vitam eterna de la transition. Ici encore, se pose la question de qui dirigera une telle transition ? Avec ou sans l’actuel exécutif ?Avec ou sans la classe politique actuelle ? Ou trouvera t-on ces oiseaux rares qui viendraient remettre le pays en ordre en d’ehors du système actuel ?

L’administration onusienne devrait-elle prendre tout le processus en main ?

L’UDL estime que même si toutes ces propositions restent valables, elles souffrent du manque de volonté politique des acteurs par rapport à une sortie de crise effective et définitive. La guerre peut-elle dans ces consitions être une solution idéale.

L’UDL pense que la guerre, quelque soit le vainqueur, nous aménera une dictature hideuse et haineuse et par conséquent, reste la dernière des options possible.

L’UDL estime que seule l’organisation d’élections transparentes reste la voie vers le retour de la norme sociale et politique. La difficulté principale n’est pas les hommes mais le cadre institutionnel et idéologique dans lequel ils opèrent. Quelques soient les forums ou les marcoussis, sinon les accra, si les hommes politiques ne veulent pas de la démocratie, c’est-à-dire le choix des dirigeants dans la transparence, nous resterons toujours à la même place dans une décennie.

C’est pour cela que l’UDL entend faire les propositions suivantes :

2- Les Propositions concrètes
1. Etendre l’autorité de l’état sur toute l’étendue du térritoire national par le redéploiement des organes responsables du processus électoral. Il s’agit notamment du démembrement local de l’Office National de l’identification, de la Commission Electorale Indépendante et de l’administration centrale sous la protection efffective des forces des Nations-Unies. Cette mesure permettra de tester la bonne foi des Forces Nouvelles et la fiabilité de l’ONUCI en ce qui concerne la sécurité des personnes dans la partie septentrionale du pays.

2. La publication des listes électorales consolidées des élections de 2000, 2001 et 2002 et leur validation par les populations. La publication des listes électorales consolidées devrait permettre non seulement de faire le point sur l’ampleur des déplacements des populations et sur le nombre de personnes qui resteraient à identifier. Car en permettant aux populations de valider les listes dans les bureaux de vote ouverts à cet effet, la CEI pourrait recevoir les requêtes des personnes déplacées et de celles qui ne figurent pas sur les listes pour milles et unes raisons. Il restera alors, lors des audiences foraines locales, aux juges mandatés, à l’ONI locale en accord avec la CEI locale, de valider les requêtes des personnes ne figurant pas sur les listes ou qui n’auront pas de documents administratifs pouvant leur permettre de valider la liste électorale. Il s’agira principalement de ceux qui auront eu 18 ans après 2002 et ceux qui n’auront jamais eu de papiers dans notre pays. Il est clair que cette mesure permettrait de sauver du temps et de permettre aux juges de se concentrer sur la petite portion de personnes concernées par le cas d’absence totale de pièces d’identité.

3. Distribution des pièces d’identité et des cartes électorales sécurisées dans un délai de trois mois après publication des listes électorales par les ONI locales sous la supervision de la CEI et de l’ONUCI.

4. Identification, Désarmement et Démantèlement des forces en conflit sur toute l’étendue du térritoire ici et maintenant.

5. Sécurisation du processus électoral par l’ONUCI et organisation des élections générales dans les six mois après la validation des listes électorales

3- Le Chronogramme

En terme de gestion du temps, l’UDL voit tout ce processus se dérouler de la manière suivantes :

· Redéploiement de l’administration centrale et des structures locales de l’ONI et de la CEI ainsi que la publication des listes électorales consolidées avant le 31 Octobre 2006

· Validation des listes et organisation des audiences foraines locales pour recueillir les réclamations des populations n’ayant pas de papier ou qui devraient être inscrites sur les listes entre le 1er Novembre et le 31 Décembre 2006

· Fin du processus de regroupement des combattants et leur identification suivi de leur désarment entre Septembre et Décembre 2006. Il reste que si le processus est retardé, cela ne devrait aucunement dépendre des conditions politiques externes au processus technique mais bien le fait de la gestion strictement technique du processus

· Deuxième publication des listes électorales et deuxième validation par les populations entre Janvier et Fin Février 2007

· Distribution des cartes nationales d’identité et des cartes d’électeurs sécurisées entre Mars et Avril 2007

· Organisation des élections locales (Mai-Juin 2007), dépatementales (Août 2007), législatives (Septembre 2007) et présidentielles (Octobre 2007). Cet ordre devrait permettre au gouvernement de gérer les tensions et améliorer les procédures au fur et à mesure que l’on se rapprochera des échéances cruciales des présidentielles.

Il reste la question de qui dirigera cette période. L’UDL estime que la communauté internationale qui a le dernier mot en la matière devra juger si le bilan du gouvernement Banny est satisfaisant et s’il peut mettre en application une telle perspective. Dans le cas ou cette communauté internationale conclurait en un bilan positif, il lui faudra renouveler sa confiance en l’actuelle équipe. Dans le cas contraire, il lui faudra prendre une mesure radicale qui consisterait à organiser elle même la procédure électorale sous la conduite d’un administrateur délégué impartial sans la participation des acteurs actuels.

Pour l’UDL, Le 18 Juillet 2006
Le Président

Dr M.J. AHIPEAUD

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