posts de janvier 2009


OBAMA et le rêve … africain en marche !!!

J’ai regardé l’investiture du premier président Africain Américain à la télévision. Dans le salon de notre maison familiale, toute la famille s’est rassemblée pour voir le film en couleur de la réalisation de l’audace de ce jeune Africain qui a rêvé de devenir président des Etats-Unis d’Amérique pour changer le monde.

Le changement, Obama l’a dit depuis le début de sa campagne, ce n’est pas une question de race, encore moins de classe sociale ou autre. C’est avant tout le rêve de quelqu’un. Ensuite, il s’agit pour lui de se battre, de tomber sur ces gens qui comprennent son combat et enfin, de s’organiser pour arriver au bout. Il ne s’agit pas de dire « ah ! Avec un peu de chance » mais de crier haut et fort « Yes We Did it » : oui, nous avons réussi. Si Obama a réussi, c’est bien parce qu’il a compris le fonctionnement intime du système de son pays pour ensuite le mettre à rude épreuve.

Mais s’il a réussi, c’est parce qu’avant lui, des hommes et des femmes se sont sacrifiés. En un mot, il n’y a pas de génération spontanée. Il y a l’organisation, la lutte et la conviction. Je veux ici le féliciter. Je veux encore dire que rien ne lui arrivera malgré les esprits chagrins qui lui souhaitent le malheur pour ne pas qu’il accomplisse sa mission historique. Car comme en 1930, Roosevelt atteint de poliomyélite, sauva les Etats-Unis, de même, en 2009, Obama, le kamite, sauvera l’Amérique et le monde de la catastrophe économique actuelle.  Je ne doute pas une seconde qu’il réussira. La raison : il a en horreur la culture de la défaite et de la médiocrité ; donc, il va réussir. En plus, il a Dieu avec lui !

Pour moi, jeune Africain qui rêve de voir notre continent en marche, je veux me rappeler ces principes qui font la force des nations et des grands hommes. Il faut rêver grand. Mais il faut travailler dur. Il ne faut pas dire l’autre m’a empêché de réussir. Il faut plutôt proclamer « malgré les traquenards et autres pièges, j’ai réussi ». Je ne dis pas que nous ne devons pas prendre en compte le passé ou la réalité. Je dis tout simplement que le passé ne doit pas nous retenir dans les chaînes de La médiocrité, ni les difficultés, nous imposer l’échec. En définitive, si on regarde de près, Obama, ce n’est pas seulement le rêve américain.

C’est le rêve de tous, celui des Africains aussi, celui de voir leur continent être une référence. Et cela, par le travail et l’audace de l’espérance. En cela, Obama devient la symbolique d’une foi profonde en la capacité régénératrice de l’homme.

En un mot, Seule la lutte paie !

 

 

Lettre Ouverte au Dr Ngouan Patrick, Président de la Convention de la société civile

Cher Ami et Frère,

Je viens, par le biais de cette note, te saisir directement de ma préoccupation. Je souhaite comprendre votre démarche méthodologique et votre but dans l’organisation des journées du consensus national.

1-      La problématique du consensus national : Lorsque je regarde la lutte pour la démocratie menée ces deux dernières décennies, je vois des conférences nationales, des états généraux de la nation, des commissions vérité et réconciliation nationale et, pour notre cas, forum de la réconciliation. En quoi les journées du consensus national seront-elles différentes du Forum? Devrais-je croire que la crise actuelle est celle d’un manque de consensus alors que je sais que le Forum a échoué du fait de sa banalisation et du manque de volonté politique?

N’y a-t-il pas eu débats lors de toutes les conférences qui ont abouti aux différents accords? Ces accords sont-ils mauvais ? Pourquoi alors les avoir signés ? Si la signature n’engage pas le signataire, à quoi bon faire des conférences et autres journées ? A-t-on respecté même le code de bonne conduite que tous les partis ont signé mais que personne ne respecte ? Dans un pays où personne n’a jamais eu tord et où tout le monde a raison, il y a bien un consensus: la mauvaise foi est reine et l’égocentrisme la boussole dans l’arène politique.

Est-on au moins d’accord sur cette conclusion ? Dès lors, pourquoi encore des journées que votre méthodologie tue dans l’œuf.

2-      Les Problèmes et la manière de les poser : Comment voulez-vous aboutir à un résultat quand vous entendez faire les choses comme vous le planifiez ? En effet, qui viendra dire quoi? A qui? Pour quel objectif? Et quel en sera le résultat?

Je crois que le contraire de votre méthodologie s’impose si vous voulez vraiment organiser le consensus si tant il est qu’il n’existe pas.  Ainsi, il serait utile que les parents de ma grand-mère Guébié sachent finalement ou est passé leur fils Kragbé Gnagbé? Et combien de personnes les soldats de notre armée ont-ils tué pour que Pedro parle d’obscurité en pleine journée? Qui viendra panser les plaies encore béantes de ce peuple ou de celui du Sanwi, des parents de Mockey ou de Dioulo? Qui a fait quoi, notamment le coup d’Etat, le charnier de Yopougon, la rébellion? Le peuple de Lakota veut aussi savoir qui a tué Boga et le peuple Yacouba entend aussi exiger de l’Etat, la vérité sur la mort de Guéi Robert. Est-ce que Bédié a vraiment raison de dire qu’il pardonne aux bénéficiaires et autres commanditaires du coup d’Etat quand lui-même ne se reproche rien? L’ivoirité est-elle aussi innocente dans cette crise? Mais qui a envoyé les déchets toxiques? Ou est passé l’argent de la mort qui devrait servir à construire un hôpital et une décharge moderne? Mais, en fait, où sont passés les 12.000 milliards de budget que l’ensemble des partis membres du  gouvernement gèrent ensemble depuis 2003? Quel est le vrai chiffre du chômage ou de la production pétrolière?

Je ne crois pas qu’il soit possible de répondre à ces questions autrement que sur la place publique. Pourriez-vous avoir la retransmission en direct sur la première chaîne ?

Je parie que Non.

La réconciliation passe pourtant par la recherche de la vérité. Car sans la vérité et la justice, il n’y aura jamais de paix véritable dans notre pays.

3-      Conclusion: La conférence nationale comme moyen pour le consensus : En toute franchise, je reste persuadé que notre pays n’a pas besoin de journée de réconciliation mais plutôt d’une conférence nationale souveraine capable d’analyser les causes de la crise dans le fond. A défaut de combattre pour obtenir ce cadre de concertation et de remodelage du futur, il est mieux d’exiger du gouvernement issu des accords de Ouagadougou, une date pour les élections objectives.

Seule la lutte pacifique et déterminée du peuple, sans opportunisme et arrogance, reste la solution.

Le 20 Janvier 2009

Dr Joseph M Ahipeaud

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